La réalité des encombrements routiers

À la genèse du projet

En 2008, lorsque Monsieur Joseph Rossignol, Maire de la commune de Limeil-Brévannes émet l’idée du « Métro câble », l’objectif est de permettre, uniquement, aux habitants de son futur quartier écologique « Les Temps Durables » d’accéder par voie aérienne à la future station de métro Pointe du Lac, prévu pour 2011, terminus de la ligne N°8. Coût du projet = 15 M€. (Source : article du Parisien 94 du 29 septembre 2009)

Depuis la D110 a été créée, ce qui évite aux riverains automobilistes de passer par le centre-ville de Limeil-Brévannes pour arriver directement sur la commune de Bonneuil-sur-Marne.

Les encombrements de la RN19

Parallèlement, l’édile mène un autre combat, celui de la déviation de la RN19, car il est bien conscient que c’est elle qui résorbera le trafic intense dans sa ville le matin et le soir. Le 22 octobre 2008, douze communes du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne, réunies en Association, tiennent une réunion extraordinaire au cours de laquelle M. Rossignol déclare « En termes de sécurité et d’encombrements, cette déviation est devenue indispensable. Dans ma ville ou à Sucy-en-Brie, nos routes sont devenues des itinéraires de contournement des bouchons de la RN19 » Pour information, l’Association pour l’aménagement de la RN19 est composée de communes du Val-de-Marne (Boissy-Saint-Léger, Bonneuil-sur-Marne, Limeil-Brévannes, Mandres-les-Roses, Marolles-en-Brie, Périgny-sur-Yerres, Santeny, Sucy-en-Brie, Valenton, Villecresnes et Villeneuve-Saint-Georges) ; de Seine-Et-Marne (Brie-Comte-Robert, Lésigny, Servon) et de l’Essonne (Brunoy, Crosne, Varennes-Jarcy, Yerres).
(Source : article du 94 Citoyens du 07 mars 2019)

Il est patent, et depuis fort longtemps, que la Nationale 19 représente une réelle difficulté de circulation pour les villes riveraines puisque l’ensemble des automobilistes venant des communes citées précédemment empruntent des itinéraires bis pour éviter les bouchons. Ceux-ci se situent au niveau de la gare RER A de Boissy-Saint-Léger du fait d’un rétrécissement de la voie sous le pont du RER et sont accrus par les feux tricolores. La déviation, en cours de finalisation, contourne ce franchissement difficile et assure un flux continu. Les travaux seront terminés en septembre 2019, il sera donc facile et rapide de constater le désengorgement de la Ville de Limeil-Brévannes et en conséquence l’inutilité, sur l’argument des bouchons, du projet Téléval.

Les encombrements de la RN6

Nous avons entendu ou lu, à quelques reprises que ce mode de transport était la solution pour désencombrer la RN6. La station du Téléval de Villeneuve-Saint-Georges se situe sur le plateau près du quartier de Bois Matar, soit à 2km de distance de la RN6. On imagine difficilement comment tous ces automobilistes qui viennent de l’Essonne pourraient se reporter sur ce mode de transport. De plus, il n’est pas prévu de parking aux abords des stations du Téléval.

Les encombrements engendrés par le Téléval

En revanche, si le projet semble avoir pour objectif d’éviter les difficultés de circulation sur la commune de Limeil-Brévannes, il est totalement indifférent aux difficultés de circulation qu’il va créer au niveau de l’arrivée du Câble sur Créteil. En effet, outre les blocages liés aux travaux sur toute la durée du chantier, le passage du téléphérique dans le quartier des Sarrazins et la mise en place des pylônes ne sont possible qu’en réduisant, de façon définitive la circulation le long du métro (passage de double sens à sens unique) comme on peut le constater sur la photo ci-dessous.

Les conséquences, au jour le jour, sur la vie du quartier sont loin d’être anecdotiques et concernent 800 logements (environ 2000 habitants) et 180 entreprises ou administrations employant 3 300 salariés sur zone. Pour l’ensemble de cette population, les accès entrée/sortie, déjà difficiles dans cette aire enclavée, deviendront plus que problématiques, car il y aura un sens de circulation de moins sur les quatre existants actuellement. En d’autres termes, l’entrée du quartier ne pourra s’effectuer que par une voie au bout de laquelle est implantée un feu tricolore très court car il est placé au niveau d’un rond-point qui distribue quatre routes différentes ainsi que la voie en site propre et prioritaire du bus.

Source : Plaine centrale du Val-de-Marne